Carburants : les prix flambent dans toutes les régions en Afrique

POINT. En raison de leur approvisionnement contrarié, les gouvernements africains imposent de fortes hausses sur les prix des carburants à l’unisson de la flambée de ceux du pétrole.

Carburants : les prix flambent dans toutes les régions en Afrique

Les pays africains ne pouvaient pas échapper aux conséquences négatives observées actuellement du fait de la guerre au Moyen-Orient. L’explication est simple : ils importent la majeure partie de leurs produits pétroliers, ce qui les rend très vulnérables aux perturbations des approvisionnements. 

Au Maghreb, l’exemple mauritanien 

Ainsi, cette semaine, la Mauritanie a augmenté le prix de l'essence de 15,3 % et celui du diesel de 10 %. Le ministre des Affaires économiques, Abdallah Ould Souleymane, qui a comparé la situation à la crise pétrolière de 1973, a déclaré que le gouvernement compenserait l'impact sur les ménages vulnérables en augmentant le salaire minimum et en versant des transferts monétaires aux familles à faible revenu.

En Afrique de l’Ouest, les exemples de la Gambie et du Ghana

Ce mercredi, la Gambie a augmenté les prix des carburants de 18,79 % pour l'essence et de 12,20 % pour le diesel, a déclaré à Reuters un responsable du ministère des Finances.

Au Ghana, l'Autorité nationale du pétrole a relevé les prix planchers minimaux obligatoires pour la période de tarification du 1er au 15 avril, ce qui a entraîné une hausse d'environ 15 % du prix de l'essence, qui est passé à 13,30 cedis (1,21 $) le litre (0,26 gallon US), et d'environ 19 % du prix du diesel, qui est passé à 17,10 cedis.

Le président John Mahama a déclaré lundi que le gouvernement envisageait de prendre des mesures pour protéger les consommateurs, notamment en réduisant les marges sur les carburants et en réexaminant une taxe récemment imposée sur les produits pétroliers.

Il a également évoqué la possibilité de conclure un accord d'approvisionnement officiel avec la raffinerie nigériane de Dangote afin de s'assurer d'autres sources de pétrole raffiné. Le Ghana importe environ 70 % de son carburant raffiné.

En Afrique australe, les exemples de l’Afrique du Sud et du Malawi

L'Afrique du Sud, l'une des plus grandes économies du continent, a réduit ce mardi sa taxe sur les taxes pour une durée d'un mois afin de contribuer à freiner de nouvelles hausses de prix en avril, après que des syndicats et des groupes d'entreprises ont fait pression sur le gouvernement pour qu'il intervienne.

Au Malawi, l'Autorité de régulation de l'énergie (MERA) a imposé des augmentations encore plus fortes, en faisant passer le prix de l'essence de 34 % à 6 672 kwachas, soit 3,89  dollars le litre, et celui du diesel de 35 % à 6 687 kwachas à compter de mercredi.

Selon la MERA, les prix de l'essence et du diesel ont bondi de 42 % et 87 % entre janvier et mars sur une base franco à bord, et les fournisseurs sont passés à des prix moyens bimensuels.

Les autorités du Botswana ont également annoncé de fortes hausses des prix des carburants.

En Afrique de l’Est, l’exemple de la Tanzanie

En Tanzanie, l'Autorité de régulation des services d'énergie et d'eau a fixé un nouveau plafond du prix de l'essence à 3 820 shillings (1,49 $) le litre à Dar-es-Salaam, soit une hausse de 33 % par rapport à mars. Le prix du diesel a également augmenté de 33 %, atteignant 3 802 shillings.

L'autorité de régulation a déclaré que l'approvisionnement en carburant restait suffisant pour répondre aux besoins du pays. (Eco-TransContinentsAfrica)

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