C’est à travers une réunion stratégique de haut niveau tenue ce 27 mars que l’Inspection générale des finances (IGF) a choisi de donner un nouvel élan à la lutte contre la corruption en RDC. A ses côtés, dans cette rencontre interservices, il y avait l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC), la Cellule d’intelligence des crimes et malversations (CICM), l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (OSCEP), ainsi que la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF).
Renforcer la coordination anti-corruption
"La mobilisation de ces structures traduit une volonté partagée de renforcer la coordination et l’efficacité des mécanismes de lutte contre les infractions financières”, écrit l’IGF sur son compte X.
S’exprimant à l’issue des échanges, le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a insisté sur la nécessité d’une action concertée face à une corruption qu’il considère comme profondément enracinée dans la gouvernance publique. Il a souligné qu’une réponse efficace passe impérativement par une collaboration étroite entre les différentes institutions.
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des dispositifs existants, révélant plusieurs défis, notamment un déficit de coordination, des chevauchements d’actions et des difficultés liées au partage d’informations sensibles.
Création d’une task force interservices
Pour y remédier, l’IGF a proposé la mise en place d’une task force interservices. Une initiative immédiatement soutenue par les autres structures présentes, qui y voient un outil essentiel pour améliorer la synergie et renforcer l’impact des interventions.
Les cinq institutions ont ainsi convenu d’institutionnaliser ce mécanisme, qui aura pour mission de coordonner les actions, de centraliser les informations stratégiques et d’harmoniser les méthodes de travail. L’objectif est de mettre en place un cadre permanent d’échanges, capable d’apporter des réponses rapides et cohérentes aux pratiques de corruption.
À court terme, les partenaires prévoient de formaliser un dispositif de coopération structuré, avec des règles de fonctionnement précises et un système de suivi rigoureux. « L’urgence est d’agir sans délai », a souligné Christophe Bitasimwa.
Promouvoir une culture d’intégrité
Les responsables ont par ailleurs réaffirmé leur engagement à promouvoir une culture d’intégrité, de transparence et de redevabilité au sein de l’administration publique. La société civile devrait également être associée à cette dynamique, une fois les bases organisationnelles consolidées.
À travers cette task force, les institutions congolaises entendent poser les jalons d’une gouvernance plus efficace et restaurer la confiance des citoyens envers l’État. (Eco-TransContinentsAfrica)
