Africa50 : Cheick-Oumar Sylla nommé DG du Fonds de développement de projets

DÉFI. Ce Sénégalais passé par la Société financière internationale sera désormais à la manœuvre du financement des infrastructures africaines.

Africa50 : Cheick-Oumar Sylla nommé DG du Fonds de développement de projets

C’est le 1er septembre qu’a été faite à Casablanca, siège d’Africa50,  l'investisseur panafricain des infrastructures, l'annonce de la nomination de Cheick-Oumar Sylla à Africa50, une institution qui compte aujourd'hui 38 actionnaires, dont 33 pays africains, la Banque africaine de développement, la BCEAO et Bank Al-Maghrib.

Un profil forgé à la Société financière internationale

Le choix de Cheick-Oumar Sylla est un choix fait sur un professionnel porté par plus de 30 ans d'expérience dans le financement du développement, dans les infrastructures et l'investissement, une expérience acquise entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe. 

Avant de rejoindre Africa50, il était directeur régional de la Société financière internationale (IFC) et a, à ce titre, dirigé les activités d'investissement et de conseil de l'institution pour l'Afrique du Nord et la Corne de l'Afrique. À ce poste, il a supervisé l'investissement et le conseil de l'institution à travers un large éventail de pays. 

Auparavant, il avait occupé les fonctions de Principal Investment Officer pour les infrastructures et ressources naturelles en Afrique, puis de Regional Manager pour la Corne de l'Afrique. Il avait ainsi contribué à élargir le portefeuille d'investissement de l'IFC dans certains des marchés les plus complexes du continent. Last but not the least : son parcours inclut également des passages chez ContourGlobal et à l'Islamic Corporation for the Development of the Private Sector.

Un fonds positionné en amont du financement

Le véhicule qu'il va désormais diriger intervient en amont, c’est à dire dans la préparation des projets, la structuration, l’accompagnement et ce jusqu'à la clôture financière. Pour rappel, depuis sa création, le Fonds de développement de projets d’Africa50 a catalysé 370 millions de dollars d'engagements en fonds propres et quasi-fonds propres auprès d'investisseurs tiers.

Un contexte d’accélération de la stratégie d'Africa50

En dernière actualité, en août, l'investisseur a mobilisé 50 millions de dollars auprès d'institutions financières internationales pour des projets d'infrastructures résilients au changement climatique, à un stade précoce. Par ailleurs, British International Investment a engagé 20 millions de dollars supplémentaires dans l'Infrastructure Acceleration Fund portant ainsi ses engagements totaux à environ 330 millions de dollars. 

Un contexte d’écart entre besoins et capitaux

Cela dit, il faut rappeler que la nomination de Cheick-Oumar Sylla intervient aussi dans un contexte où la Banque africaine de développement estime les besoins annuels du continent entre 130 et 170 milliards de dollars, avec un déficit de financement pouvant atteindre 108 milliards. Pour rappel, moins de 2,7 % des quelque 4 000 milliards de dollars gérés par les investisseurs institutionnels mondiaux vont aujourd'hui aux infrastructures et secteurs productifs africains. (Eco-TransContinentsAfrica)

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