C’est le ministre en charge de l’Agriculture, Bruno Koné, qui a donné l’information : "Le prix minimum garanti bord champ des fèves de cacao bien triées, bien fermentées et bien séchées est fixé à 1.200 francs CFA le kilo pour la campagne intermédiaire", a-t-il annoncé ce mercredi.
Qu’est-ce qui explique ce chiffre qui marque une baisse de 57 % par rapport au prix pratiqué l’année dernière ?
Ce qui justifie ce prix bas
“Cette forte baisse, après le niveau record de 2.800 francs CFA (4.97 dollars) le kilo à l'ouverture de la campagne principale en octobre dernier, résulte d'un effondrement de près de 70% des cours mondiaux du cacao depuis décembre dernier”, a expliqué le ministre.
“Le prix minimum garanti de 1.200 francs CFA le kilo, fixé par le gouvernement pour "préserver les revenus des producteurs", a nécessité une subvention de 231,247 milliards de francs CFA (410,2 millions de dollars)”, a-t-il ajouté.
Pour un coip dur, c’en est un car pour la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, cette filière est un pilier essentiel de son économie nationale.
Beaucoup de changements ont impacté le cacao
Habituellement ouverte du 1er avril au 30 septembre, la campagne intermédiaire, également appelée "petite traite", a été avancée d'un mois cette année, en raison des effets du changement climatique sur le calendrier agricole. Des récoltes précoces ont été enregistrées plus tôt que prévu dans plusieurs zones de production.
Le prix d'achat pour la "petite traite" a toujours été inférieur à celui de la campagne principale, en raison d'une décote liée au rétrécissement des fèves provoqué par la sécheresse à cette période de l'année.
Autre fait : la campagne principale 2025-2026 a été marquée par des difficultés de commercialisation, contraignant le gouvernement à prendre des mesures pour écouler un stock de plus de 100.000 tonnes de cacao détenu par les producteurs ou entreposé dans les ports d'Abidjan. (Eco-TransContinentsAfrica)
