Gazoduc transsaharien : l’Algérie entame la construction de sa section

TRAVAUX. C’est lors de la cinquième réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet Trans Saharan Gas Pipeline tenue à Alger que l’annonce a été faite.

Gazoduc transsaharien : l’Algérie entame la construction de sa section

Une étape majeure dans l'un des plus grands projets d'infrastructure énergétique d'Afrique va être franchie avec cette décision prise par l'Algérie d'entamer la construction de sa section du Gazoduc Transsaharien. Celle-ci s'est concrétisée à la suite d’une rencontre entre les ministres de l'Energie de l'Algérie, du Niger et du Nigeria. La cérémonie du lancement des travaux s’est déroulée en présence du Président Directeur Général de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, et du Wali d’Adrar, M. Fodil Douifi. 

Ce qu'est vraiment le Gazoduc Transsaharien

Pour rappel, le Gazoduc Transsaharien ou Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP) devrait courir sur 4.128 km. Il est conçu pour transporter jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigeria, via le Niger, jusqu'à la côte méditerranéenne algérienne, et ce en vue de son exportation vers l'Europe. Projet énergétique d’envergure continentale et internationale, le Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP) est développé conjointement par la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), la Société Nigérienne des Produits Pétroliers (Sonidep) et Sonatrach. 

Ce qui est prévu en termes de travaux

Dans sa section algérienne, le Gazoduc Transsaharien (TSGP) empruntera le corridor de la Route Transsaharienne depuis la frontière algéro-nigérienne jusqu’au Centre National de Dispatching du Gaz (CNDG) de Hassi R’Mel. Son tracé a été optimisé afin de longer les principales infrastructures existantes, notamment les réseaux routiers et les gazoducs déjà en exploitation, permettant ainsi de tirer parti des synergies logistiques et techniques offertes par les installations en place.

À partir du hub gazier stratégique de Hassi R’Mel, le TSGP sera raccordé au réseau national de transport de gaz ainsi qu’aux infrastructures d’exportation actuellement opérationnelles en Algérie, assurant ainsi son intégration optimale aux systèmes régionaux et internationaux d’acheminement du gaz naturel.

La réalisation Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP) vise à établir un nouveau corridor stratégique d’exportation du gaz naturel africain vers les marchés internationaux, notamment européens, en reliant le Nigéria, le Niger et l’Algérie.

Un rôle stratégique dans le partenariat et la dynamique d'intégration du Continent

Parallèlement, le TSGP figure parmi les projets phares du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD). Il constitue également l’un des trois grands projets structurants de ce programme continental, aux côtés de la Route Transsaharienne Alger-Lagos et du projet de liaison par fibre optique entre le Nigéria et l’Algérie. À ce titre, il représente un levier majeur pour le renforcement de l’intégration régionale, la valorisation des ressources énergétiques africaines et la promotion du développement économique durable du continent. 

Autre objectif du TSGP : “le projet TSGP traduit l’engagement de l’Algérie à œuvrer à consolider les partenariats stratégiques avec les pays africains frères et la promotion de la coopération Sud-Sud. Il reflète également la volonté de l’Algérie de renforcer la présence du Groupe Sonatrach sur la scène énergétique continentale”, indique-t-on du côté des autorités algériennes. De quoi justifier que le ministre d'Etat et ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, ait déclaré que ses homologues et lui-même avaient réaffirmé l'engagement de leurs pays à coopérer étroitement pour la réussite du projet. (Eco-TransContinentsAfrica)

PUBLICITÉ
Espace Publicitaire
336×280