C’est au sortir d’un atelier consacré à la cartographie des vulnérabilités à la corruption dans les services publics chargés de l’environnement que le gouvernement à travers le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) ont décidé dès à présent de mener ensemble à la fois la prévention et la lutte contre la fraude et la corruption. Cette déclaration conjointe est la première matérialisation de cette volonté. Ainsi, le ministre Daouda Ngom et le président de l’OFNAC, Bassirou Guèye, ont-ils signé cette déclaration en présence de leurs équipes respectives mais aussi de représentants d’un important partenaire de l’Etat, la GIZ, l’agence gouvernementale allemande chargée de la coopération internationale.
Quid des points pris en compte ?
Concrètement, il s’agit d’abord de créer un comité chargé du suivi et de la mise en œuvre des mesures et recommandations préconisées lors de l’atelier. Parallèlement, les deux entités ont “décidé d’élaborer un manuel de procédures administratives, comptables et financières, de renforcer les capacités de contrôle des services du ministère”. Pour aller plus loin, elles vont renforcer la réglementation du marché carbone, la promotion du contrôle citoyen dans le secteur de l’environnement et la prise de mesures réglementaires complémentaires relatives au profil des agents préposés aux marchés publics.
La coopération scellée prend en compte la dématérialisation des procédures de délivrance des permis de coupe des produits forestiers, celle des procédures de délivrance des cartes professionnelles aux exploitants forestiers aussi, ainsi que la finalisation des mécanismes de mobilisation des ressources pour le contrôle des plans de gestion environnementale et sociale en cours. De fait, il sera ainsi construit un chemin rendant plus facile la vulgarisation de la réglementation du secteur de l’environnement, à l’accélération du processus d’adoption du projet de loi sur le littoral et à la mise à jour du registre spécial des établissements classés.
Des signes d'une volonté forte des deux entités
Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, a invité les agents de son département ministériel à combattre la corruption et à promouvoir la transparence dans l’exercice de leurs fonctions. “C’est avec nos valeurs que nous devons combattre la corruption et préserver nos bons rapports avec le public”, a-t-il soutenu.
Quant à Bassirou Guèye, président de l’OFNAC, il a estimé que la signature de la déclaration conjointe ouvre la voie à “une gouvernance fondée sur la transparence et la responsabilité”, ajoutant qu’”elle permet de s’entendre sur un ensemble de mesures concrètes, pour une gestion efficace de (nos) ressources naturelles”. Et de conclure : “Lutter contre la corruption dans le secteur de l’environnement revient à préserver nos forêts, nos zoos et nos terres”. (Eco-TransContinentsAfrica)
