Les chiffres que vient de communiquer la Conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) à propos des investissements directs étrangers attirés par le Maroc sont encourageants à plus d’un titre. Grâce à sa stratégie industrielle, ses infrastructures logistiques et son positionnement dans les secteurs de la transition énergétique, le Maroc est à contre-courant de la situation globale de l’Afrique.
Performance remarquable à contre-courant de la tendance sur le continent
En effet, les 3,33 milliards de dollars d’investissements directs étrangers reçus par le Royaume chérifien en 2025 lui ont permis d’enregistrer l’une des plus fortes progressions du continent africain si l’on, en croit le World Investment Report 2026 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Cette performance contraste avec le recul général des flux d’investissements vers l’Afrique, en baisse de 26 % sur la période, et avec la chute de 56 % enregistrée en Afrique du Nord, notamment après l’effet exceptionnel du mégaprojet égyptien de Ras El-Hekma en 2024.
Un résultat qui ne doit rien au hasard
La CNUCED souligne que le Maroc a renforcé son attractivité grâce à sa politique industrielle, ses infrastructures portuaires et logistiques, ainsi que son intégration progressive dans les chaînes de valeur mondiales. Le stock d’IDE du Royaume est ainsi passé de 64,5 milliards de dollars en 2024 à 80,8 milliards en 2025.
L’organisation onusienne cite notamment le complexe portuaire Tanger Med comme un modèle de plateforme industrielle tournée vers l’exportation, grâce à ses connexions logistiques, ses zones industrielles et sa proximité avec les marchés européens.
Le Maroc est également présenté comme un futur pôle de référence dans l’industrie du véhicule électrique. La CNUCED met en avant plusieurs projets dans les batteries et les matériaux stratégiques, notamment à Kénitra et Jorf Lasfar, soutenus par la stratégie industrielle nationale et les engagements du pays dans les énergies renouvelables.
Le rapport relève aussi le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, qui contribue au financement des infrastructures, de l’industrie et de l’innovation à travers des partenariats avec plusieurs institutions financières internationales.
Avec la progression des projets industriels et technologiques, notamment dans les investissements greenfield, la CNUCED estime que le Maroc consolide sa place parmi les principales destinations africaines pour les investissements étrangers. (Eco-TransContinentsAfrica)
