C’est le ministre nigérien du Pétrole en personne, Sahabi Oumarou, qui a livré l’information à la télévision nationale éclairant les éléments de la mise en œuvre de sa lettre de mission. "En 2020, les recettes pétrolières représentaient pratiquement 2,86% du budget national, puisqu'on avait 64,1 milliards et en 2024 (...) 204 milliards de francs CFA (...) les perspectives sont bonnes", a-t-il indiqué, cité par Xinhua. Parlant de l'apport du pétrole dans l'économie nationale, Sahabi Oumarou a expliqué que "le pétrole avait été un facteur de résilience pour le pays après les événements du 26 juillet 2023, et était aussi un facteur d'intégration puisque le Niger a conclu une convention avec plusieurs pays africains dans le domaine gazier".
Un impact fort
Concernant les emplois directs au niveau des trois opérateurs, 409 Nigériens sont directement employés par la China national Petroleum Corporation (CNPC), 442 Nigériens par la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) et 85 par la société West African Oil Pipeline Company S.A. (WAPCO), sans oublier les sous-traitants.
A cela s'ajoute le pipeline Niger-Bénin, construit sur une longueur totale de 1.980 km qui permet d'évacuer le pétrole brut produit au Niger vers le marché international via le port béninois de Sèmè.

Pour rappel, le Niger avec la mise en exploitation de la phase II d'Agadem (nord-est) et du nouveau pipeline, a multiplié par cinq sa production actuelle, pour passer de 20.000 barils/jour à 100.000 barils/jour. "Ce qui lui ouvre la voie pour entrer véritablement dans une nouvelle phase de pays producteur et exportateur de pétrole", ont apprécié les autorités nigériennes en charge du Pétrole. (Eco-TransContinentsAfrica)
