L’un des défis majeurs de l’Afrique est d’inverser la perception du risque qui est véhiculée sur elle et qui impacte fortement la concrétisation des investissements qui lui sont destinés. C’est dans cette optique que la la Banque ouest-africaine de développement et la Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances ont signé un accord de coopération. Objectif : renforcer la couverture des risques et sécuriser les investissements en Afrique de l’Ouest. “La maîtrise des mécanismes d’assurance et de réassurance devient un impératif pour sécuriser les investissements, optimiser le bilan et accroître l’impact des interventions de développement”, indiquent de concert les deux institutions.
Le contenu de l’accord
Paraphé par le vice-président de la BOAD, Abdoulaye Daffe, et le directeur général de la CICA-RE, Karim Diarassouba, l’accord vise à développer une coopération durable fondée sur le partage d’expertise, le renforcement des capacités et la mise en place de solutions d’assurance adaptées aux projets financés par la banque régionale.
Le partenariat prévoit également la promotion de mécanismes innovants de gestion des risques afin de renforcer la résilience de l’écosystème financier régional, dans un contexte de multiplication des risques économiques et financiers.
Les appréciations des représentants
Représentant le président de la BOAD, Serge Ekue, Abdoulaye Daffe a souligné que cet accord s’inscrit dans la stratégie de l’institution visant à consolider ses dispositifs de transfert et de partage des risques, notamment à travers son approche “Originate to Distribute”.
De son côté, Karim Diarassouba a qualifié ce partenariat d’”étape importante” dans la volonté commune des deux institutions de mettre l’assurance et la réassurance au service du financement du développement.
“En associant l’expertise financière de la BOAD et le savoir-faire technique de la CICA-RE en matière de couverture des risques, nous voulons contribuer à sécuriser les projets structurants, renforcer la résilience des économies de l’UEMOA et favoriser une meilleure mobilisation des capacités africaines au service du développement durable”, a-t-il déclaré.
À travers cet accord, les deux institutions entendent contribuer à la construction d’un écosystème financier régional plus résilient, capable de mieux accompagner les investissements et les projets de développement en Afrique de l’Ouest. (Eco-TransContinentsAfrica)
