Souveraineté : les banques centrales africaines plus impliquées

RÔLE. Face aux turbulences internationales de toutes sortes, il est désormais dévolu aux banques centrales africaines un rôle d’architecte pour mieux soutenir les économies africaines.

Souveraineté : les banques centrales africaines plus impliquées

C’est le bureau même de l’Association des banques centrales africaines qui en a décidé ainsi. Dans un contexte où la question de la souveraineté se décline dans tous les secteurs avec une acuité inhabituelle, les banques centrales africaines devront désormais jouer un rôle stratégique. En effet, entre chocs climatiques et perturbations des chaînes logistiques mondiales, il a été convenu de prendre à bras-le-corps la démarche de résilience dans la dynamique d’intégration financière à laquelle le continent pourra difficilement échapper.

Exit la simple surveillance

S’exprimant à l’ouverture, jeudi à Dakar, à l’occasion de la première session du Bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA), Francisca Tatchouop Belobe a indiqué que ces établissements financiers ne peuvent plus être de simples institutions de surveillance monétaire.

“Elles ne sont plus de simples observatrices de l’inflation ; elles deviennent des architectes actifs de notre souveraineté économique”, a déclaré la Commissaire de l’Union africaine en charge du développement économique, du tourisme, du commerce, de l’industrie et des mines.

Elle a salué les efforts engagés par plusieurs banques centrales africaines pour mieux distinguer les hausses de prix importées des tendances inflationnistes structurelles, tout en améliorant leur communication monétaire afin de protéger la croissance.

Digitalisation mais aussi…

La responsable a également insisté sur le rôle des banques centrales dans l’accompagnement de la digitalisation financière, le renforcement de l’inclusion financière et le soutien à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Selon Mme Tatchouop Belobe, la diversification des financements et l’intégration commerciale continentale constituent désormais des outils essentiels pour réduire la dépendance de l’Afrique aux chocs extérieurs.

Les intervenants se sont par ailleurs appuyés sur les perspectives économiques positives du continent pour défendre une approche plus offensive des politiques économiques africaines.

D’après les données citées lors de la rencontre, douze des vingt économies à la croissance la plus rapide au monde sont africaines en 2026, tandis que vingt-deux pays du continent affichent des taux de croissance supérieurs à 5 %. (Eco-TransContinentsAfrica)

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