Comment peut-on expliquer ce creusement de la balance commerciale de l’Algérie ? Selon les données de l’Office national des statistiques (ONS), il semble qu’il faille aller voir du côté de l’effet conjugué de la hausse des importations et du recul des exportations.
Plus d’importations, moins d’exportations
Les importations ont atteint environ 13,74 milliards de dollars, enregistrant une progression de 19,4 % sur un an. Cette hausse a notamment concerné les boissons et tabacs (+54,1 %), les combustibles minéraux (+47,4 %), les huiles et graisses (+18 %) ainsi que les articles manufacturés divers (+15,9 %).
Dans le même temps, les exportations ont reculé de 5,8 %, traduisant notamment une contraction des ventes extérieures d’hydrocarbures et des exportations hors hydrocarbures.
Ces dernières sont passées de 131,6 milliards de dinars au premier trimestre 2024 à 116,9 milliards de dinars au premier trimestre 2025, soit un recul d’environ 11,2 %. Cette évolution a entraîné un retournement du solde commercial en l’espace d’une année.
Retournement du solde commercial
L’Algérie, dont les recettes extérieures demeurent fortement dépendantes des hydrocarbures, voit ainsi sa facture d’importations progresser alors que ses exportations se contractent.
Le retournement de la balance commerciale souligne les enjeux liés à la diversification de l’économie algérienne et au développement des filières exportatrices hors hydrocarbures. Le renforcement de la production locale et l’amélioration de la compétitivité des entreprises constituent notamment des leviers pour réduire la dépendance aux importations et accroître les recettes extérieures. (Eco-TransContinentsAfrica)
