Angola : TAAG lance en décembre une liaison directe vers Praia, au Cap-Vert

NOUVEAU. Dès le 12 décembre, la compagnie angolaise reliera Luanda à Praia. Première étape d'une percée vers l'Afrique de l'Ouest, avant Dakar en 2027, pour un transporteur qui vise 3 millions de passagers en 2030.

Angola : TAAG lance en décembre une liaison directe vers Praia, au Cap-Vert

Le 12 décembre 2026, un appareil de TAAG Angola Airlines doit relier pour la première fois l'aéroport international Dr. António Agostinho Neto, dans la province d'Icolo e Bengo, à Praia, la capitale cap-verdienne.  La ligne sera opérée à raison de deux vols hebdomadaires. Côté angolais, les départs sont programmés le lundi et le samedi. Au départ de Praia, le mardi et le dimanche.

Un pont lusophone vers l'Ouest

L'enjeu dépasse la simple ouverture d'une route. Angola et Cap-Vert partagent la langue portugaise et une histoire commune. La desserte doit nourrir les échanges économiques, le tourisme et le rapprochement de communautés jusqu'ici contraintes à de longues correspondances.

Pour Luanda, l'archipel de la morabeza est aussi une porte d'entrée. TAAG présente cette liaison comme la première étape d'un programme d'expansion régionale qui doit la conduire à Dakar en 2027. Objectif : renforcer sa présence sur les marchés ouest-africains et diversifier les connexions aériennes de l'Angola avec le reste du continent.

Tripler le trafic d'ici 2030

La stratégie épouse un plan de croissance ambitieux. Le transporteur national, qui a accueilli près d'un million de passagers en 2022, en vise 3 millions en 2030. Sa flotte, d'une vingtaine d'appareils aujourd'hui, devrait être portée à 50 avions dans les prochaines années.

Reste l'épreuve des faits. Tenir une offre régulière et compétitive, maîtriser les coûts d'exploitation, garantir la disponibilité des appareils : autant de conditions sans lesquelles la promesse restera sur le papier.

La rentabilité des nouvelles lignes dépendra aussi du niveau réel de la demande et de la capacité à séduire une clientèle courtisée par des concurrents régionaux déjà installés. L'extension du réseau devra s'accompagner d'une montée en puissance opérationnelle et commerciale.

Le ciel africain, un chantier inachevé

Le pari de TAAG s'inscrit dans un paysage continental contrasté. Le transport aérien intra-africain reste entravé par la faiblesse des connexions, et bien des trajets entre capitales imposent encore un détour par l'Europe ou le Golfe.

À l'heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) cherche à fluidifier les échanges, chaque route nouvelle est un levier pour capter voyageurs et hommes d'affaires. Pour l'Angola, longtemps tourné vers l'Afrique australe et vers Lisbonne, l'étendue du réseau conditionne désormais l'arrimage aux économies ouest-africaines. De Praia à Dakar, c'est une diagonale atlantique que la compagnie entend tracer, à condition que ses avions suivent ses ambitions. (Eco-TransContinentsAfrica)

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