Ainsi, le Congo est passé de ”CCC” à “CCC+”, une tendance qui confirme sa notation en monnaie étrangère. Pour prendre sa décision, Fitch a invoqué l'amélioration des conditions de financement régionales du Congo et un profil de remboursement de la dette plus fluide.
Le contexte de cette note relevée
Il convient de noter que cette décision intervient alors que Brazzaville, sous la direction du président Denis Sassou Nguesso, s'efforce de consolider la paix et de diversifier l'économie.
Pour rappel, Sassou Nguesso a remporté une élection étroitement contrôlée en mars, obtenant plus de 94 % des voix pour prolonger son mandat de près de 42 ans.
L’analyse de Fitch qui explique sa décision
Comme dit, Fitch a adossé sa décision à plusieurs constats : les risques de refinancement à court terme ont diminué, les perspectives de croissance tirée par l'expansion du secteur pétrolier et gazier se sont améliorées, enfin la dette publique connaît une baisse constante en même temps que des excédents budgétaires ont été constatés.
Par ailleurs, l'agence prévoit que la dette publique tombera à 80,9 % du PIB en 2026, contre 92,1 % à la fin de 2025. Elle sera justement soutenue par des excédents budgétaires et une forte croissance nominale.
Cela dit, Fitch a maintenu le Cpngo dans la catégorie spéculative en arguant de la faiblesse de la gestion des finances publiques, de la forte dépendance au pétrole et des arriérés récurrents. Ces points apparaissent comme des contraintes persistantes sur la notation. Cela ne l’a pas empêché de confirmer la notation à long terme du pays en devises étrangères à “CCC+”. (Eco-TransContinentsAfrica)
