Les discussions se poursuivent donc entre les autorités de Dakar et l’institution de Bretton-Woods. Au coeur de leurs échanges : les politiques et les réformes qui pourraient être soutenues par un nouvel accord de prêt. Pour nombre d’observateurs, cette visite de deux semaines d'une équipe complète du FMI reflète les progrès réalisés en vue d'un nouveau programme de prêt pour le Sénégal. “Elle comprendra des discussions plus techniques”, a déclaré une source proche du dossier.
Les signes qui permettent d'espérer
Tout a recommencé le 3 août quand un porte-parole du FMI a déclaré à Reuters que “les équipes du FMI sont prêtes à se rendre sur place dès que les autorités indiqueront qu'elles sont prêtes pour la prochaine phase de discussions”.
La semaine suivante, le ministre délégué sénégalais au Budget s'est rendu en Chine, le plus grand créancier bilatéral du pays.
Pour rappel, la question de la dette demeure le point central qui peut faire pencher dans un sens ou dans un autre l’issue des discussions. En effet, depuis 2024, le Sénégal et le FMI travaillent dessus, notamment à partir du moment où les dirigeants du pays, alors nouvellement élus, ont révélé un endettement bien plus important que ce qui avait été déclaré précédemment. Résultat : l’endettement du Sénégal se situe à 132 % du PIB faisant du pays de la Téranga un champion d’Afrique en la matière.
Cruciale, cette visite l’est car elle est annoncée comme intervenant à un moment critique où le Sénégal doit trouver une solution à même de l’aider à résoudre le problème de déclaration erronée de la dette révélé en 2024, laquelle avait entraîné le gel du précédent programme du FMI. (Eco-TransContinentsAfrica)
