Le Sénégal en Forum d’affaires au Palais du Luxembourg à Paris

PONT. Organisé par Business France ce 28 septembre, cet événement devrait éclairer les nouvelles opportunités du pays de la Teranga et, au-delà, renforcer le partenariat entre le Sénégal et la France.

Le Sénégal en Forum d’affaires au Palais du Luxembourg à Paris

Alors que la géo-économie mondiale est en pleine turbulence impactée par les soubresauts géopolitiques et les complications qu’ils n’ont pas manqué de créer dans nombre de pays, le Sénégal s’essaie à trouver les chemins, politiques et économiques, qui lui permettront de conjuguer indépendance, souveraineté, coopération, partenariat et création de valeur. Deuxième économie des huit pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine, pays auquel les derniers scrutins, présidentiel, législatif et municipal, ont donné de nouvelles autorités politiques avec une approche résolument différente de celle du pouvoir qui les a précédées, le Sénégal, désormais présidé par Bassirou Diomaye Faye, est engagé dans une trajectoire dont il attend qu’elle change résolument la donne au regard du socle des avancées réalisées dans le passé mais aussi du potentiel attendu de la découverte et l’exploitation du pétrole et du gaz. 

De “l'Émergence” à la “Vision”

Placé sur l’orbite de l'Émergence par le Plan Sénégal émergent (PSE) du gouvernement sous le magistère du président Macky Sall, le Sénégal suit désormais la boussole du plan “Vision Sénégal 2050” présenté en octobre 2024 par le premier ministre Ousmane Sonko. 

Avec la découverte de gisements de pétrole et de gaz, la donne a changé pour le Sénégal.
Avec la découverte de gisements de pétrole et de gaz, la donne a changé pour le Sénégal.

Ce plan repose sur des réformes structurelles profondes et veut s’employer à encourager les investissements privés, notamment dans le cadre de partenariats Public-Privé (PPP), mais aussi une forte diversification de l’économie accompagnée d’une industrialisation que le gouvernement souhaiterait plus déconcentrée. Résultat : une feuille de route ambitieuse a été mise au jour avec comme objectif de transformer l’économie sénégalaise dans les 25 prochaines années à travers un investissement de 18 500 milliards de F CFA (environ 28 milliards d’euros pour la période de 2024 à 2029).

Des défis importants à relever

Ayant enregistré une croissance moyenne du PIB de l’ordre de 6% sur les sept  années d’avant la crise sanitaire du Covid, l’économie du Sénégal a bien rebondi ensuite, la croissance ayant été estimée à 6 % en 2024.

D'importants projets ont été mis en avant pour séduire. De part et d'autres, la qualité des participants illustre la volonté politique mais aussi celle des acteurs économiques de creuser un sillon profond d'un partenariat fécond. 
D'importants projets ont été mis en avant pour séduire. De part et d'autres, la qualité des participants illustre la volonté politique mais aussi celle des acteurs économiques de creuser un sillon profond d'un partenariat fécond. 

Pour faire la différence, les autorités comptent sur le fait que cette dynamique économique s'accélère en cette année fort des atouts du Sénégal que sont la stabilité politique, le potentiel des ressources agricoles, minières et pétro-gazières sans compter la mise en œuvre de réformes structurelles et, plus qu’une réflexion, une implication plus pertinente de la diaspora sénégalaise qui contribue déjà de manière notable à soutenir la consommation de nombre de ménages du pays. 

Pour concrétiser cette volonté, un chantier conséquent de projets a été mis en oeuvre. 

Quelques grands projets qui pourraient séduire les partenaires

A Paris, le Forum d’affaires Sénégal devrait permettre de mieux s’instruire sur les différents grands projets pour lesquels le gouvernement accueillerait volontiers des partenaires. Les voici classées par secteur :  

  • d’abord dans l’Environnement, le projet de dépollution de la baie de Hann d’une valeur de 141, 6 millions d’euros à réaliser à l’horizon 2030 ;
  • dans le domaine des infrastructures, il y a la construction du port en eau profonde de Ndayane et des zones environnantes. Sa phase 1 à boucler d’ici 2030 nécessite l’engagement de 1,1 milliard d’euros ;
  • dans l’Agriculture et l’Agro-alimentaire, à côté des investissements publics de  17,5 millions d’euros déjà alloués, des engagements privés sont attendus pour des projets de construction de magasins de stockage, de chambres froides, de mécanisation agricole, de surveillance maritime ;
  • dans l'Élevage, un important projet de développement est sur le feu avec en perspective une dynamisation de la filière “Lait”. Sa phase 1 qui doit courir de 2024 à 2029 nécessite un investissement de 78,60 millions d’euro ; 
  • dans le domaine du gaz et du pétrole, la concrétisation de la stratégie Gas to Power passe par la réalisation d’un gazoduc de 400 km pour un coût de 1 milliard d’euros ; 
  • enfin, il y a le chantier des Jeux Olympiques de la Jeunesse qui vont se dérouler à Dakar en 2026. Il y en a pour environ 70 millions d’euros de marchés temporaires. 

Il s’agit-là d’autant d’éléments qui conduisent Business France à dire que “ce forum mettra en lumière les perspectives de développement et les défis économiques du pays, tout en explorant ses nombreux atouts stratégiques”. 

Un programme dense servi par des personnalités de premier plan

Au menu du programme que Business France a concocté, il est prévu des tables rondes transversales animées par des experts et des institutionnels locaux, ainsi qu’à des rendez-vous B2B. 

Les thématiques mises en avant en disent long sur l'ambition du pays. Ainsi des suivantes : "Le Sénégal, terre d’opportunités : vers un environnement des affaires rénové", "Infrastructures et mobilités urbaines : répondre aux défis de demain", "Industrialisation et investissement - Chaînes de valeur et emploi : bâtir un avenir économique souverain", "Energie renouvelable et aménagement urbain : convergences pour un futur résilient", enfin "Transformation numérique : levier de productivité et accélérateur de développement".

Pour servir ces thématiques et marquer la volonté politique de concrétiser un partenariat inscrit dans une logique "gagnant-gagnant", des personnalités de tout premier plan sont parties prenantes.

Du côté français, il y a le président du Sénat, Gérard Larcher, Guillaume Chevrollier, le vice-président du Groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest et Sénateur de la Mayenne, et Didier Boulogne, Directeur Général Délégué Export de Business France, entre autres.

Du côté sénégalais, il y a le directeur général  de l’Agence Nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux (APIX-S.A.), Bakary Séga Bathily, Yankhoba Diémé, ministre des Transports terrestres et aériens, Pierre Goudiaby Atepa, président du Club des Investisseurs du Sénégal (CIS), et Bara Diouf, délégué général à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, entre autres personnalités dont le directeur de cabinet du Président du Comité olympique sénégalais, Mamadou Diagna Ndiaye, Louis Lamotte, qui va faire un keynote speech pour "ouvrir la route vers les Jeux olympiques de la Jeunesse prévus à Dakar en 2026, et l'ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, qui va clôturer la session plénière avec Gérald Petit, directeur-pays Sénégal de Business France. (Eco-TransContinentsAfrica)

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