Algérie : cap sur le rapatriement des navires commerciaux bloqués à l’étranger

RELANCE. L’objectif visé est d'avoir à disposition tout le potentiel de la flotte maritime du pays et de dynamiser les exportations hors secteur hydrocarbures.

Algérie : cap sur le rapatriement des navires commerciaux bloqués à l’étranger

L’Algérie a décidé de marquer sa pleine propriété à l’endroit de nombre de ses bâtiments bloqués à l’étranger pour des raisons diverses. Elle a ainsi lancé une opération de rapatriement de ses navires de commerce. Il faut dire que les opérateurs économiques dénoncent des coûts élevés, des retards dans les ports et l’absence de lignes maritimes directes. Autant de freins à la compétitivité du commerce extérieur algérien.

Des rapatriements déjà programmés

Dès cette semaine, deux premiers navires seront récupérés cette semaine. Le premier, amarré à Anvers (Belgique), est déjà prêt à reprendre la mer. Le second, actuellement à l’arrêt à Istanbul, fait l’objet de préparatifs techniques en vue de son départ. Ces navires étaient bloqués en raison de problèmes d’ordre technique et administratif. 

Cinq autres unités restent à ce jour en attente de rapatriement. Certaines sont concernées par des litiges liés à des partenariats commerciaux peu encadrés avec des armateurs étrangers.

Limiter les conséquences de faiblesses structurelles

Cette opération met également en lumière les faiblesses structurelles du secteur logistique algérien. Le recours régulier à des navires européens, perçus comme plus compétitifs, révèle l’urgence d’une modernisation des infrastructures maritimes nationales

Elle se fait dans le cadre de négociations visant à défendre les intérêts de l’État. Dans certains cas, des formules hybrides ont été mises en place : les navires continuent d’être exploités à l’étranger, mais dans un cadre contractuel garantissant des retombées économiques pour l’Algérie. (Eco-TransContinentsAfrica)

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