C’est au sortir d’une mission d’évaluation effectuée à Luanda, la capitale du pays, que le Fonds monétaire international a livré sa nouvelle estimation. A 2,4%, il s’agit d’une révision à la baisse des perspectives de croissance préliminaires de l'Angola pour 2025. Auparavant, il les avait fixés à 3%.
Le cadre de la mission du FMI
Les responsables du FMI étaient en mission dite d'évaluation post-financement, qui est réservée aux pays ayant un crédit exceptionnel supérieur à leurs quotas et qui ne disposent pas d'un programme soutenu par le FMI ou d'un programme suivi par le personnel.
Le Fonds a envoyé une déclaration séparée affirmant que son chef du département Afrique, Abebe Aemro Selassie, avait rencontré le président angolais Joao Lourenco à Luanda, pour discuter de la situation.
"J'ai souligné la volonté du FMI de continuer à soutenir les efforts de l'Angola", a déclaré Abebe après la réunion.
L’explication avancée à cette révision
Parmi les arguments avancés en guise d’explication, il y a la baisse des prix du pétrole et le resserrement des conditions de financement externe.
En effet, l'exportateur de pétrole d'Afrique australe a dû payer 200 millions de dollars comme garantie supplémentaire pour un prêt d'un milliard de dollars de JPMorgan au plus fort de la liquidation des actifs à risque le mois dernier, exposant les défis auxquels sont confrontées les petites économies africaines ouvertes.
"Cette révision à la baisse des perspectives pose également des risques pour les performances budgétaires", a déclaré le Fonds dans un communiqué, ajoutant que les conclusions seront examinées par son
conseil d'administration en juillet.
L'équipe a toutefois été rassurée par la détermination du gouvernement à contenir les risques émergents et à mettre en place des mesures d'atténuation, a-t-elle déclaré dans un communiqué publié mardi en fin de journée. (Eco-TransContinentsAfrica)
