CMA CGM change d’avis et poursuit les expéditions de fret vers le Mali

REVIREMENT. La compagnie maritime est revenue sur la décision qu’elle avait avancée de suspendre ses livraisons en raison de problèmes de sécurité et d'une pénurie de carburant.

CMA CGM change d’avis et poursuit les expéditions de fret vers le Mali

La situation préoccupante que connaît le Mali à ce jour conduit les opérateurs économiques et de la logistique à essayer de trouver la parade la plus appropriée pour continuer leurs activités. 

Un environnement explosif qui ne rassure pas

De fait, l’annonce début septembre par le groupe militant Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), lié à Al-Qaïda, d’un blocus des importations de carburant a touché un acteur aussi important que la compagnie CMA CGM. Et ce ne sont pas les attaques des convois de camions citernes tentant d’entrer dans le pays ou d’atteindre la capitale Bamako qui l’ont rassuré. 

Il faut dire que le transport terrestre a été fortement touché en termes de temps de transit et de coûts en raison des problèmes de sécurité et des pénuries de carburant. 

CMA-CGM avait pris des dispositions pour suspendre des livraisons…

Ainsi, CMA CGM qui est l'une des plus grandes compagnies maritimes du monde, avait publié ce mercredi un avis à la clientèle indiquant que les expéditions routières vers le Mali étaient suspendues jusqu'à nouvel ordre.

Elle avait également proposé à ses clients de renvoyer leurs marchandises envoyées au Mali, de les stocker ou de changer de port de destination.

… mais est revenu sur sa décision

"Malgré ces conditions, et afin de continuer à servir ses clients, CMA CGM a décidé de ne pas suspendre ses activités au Mali, y compris le transport terrestre”, a indiqué la compagnie qui est donc revenue sur sa décision. Elle a précisé avoir rencontré des responsables du ministère malien des transports plus tôt dans la journée de jeudi. Sans doute faut-il voir là la source des éléments qui l’ont conduite à changer d’avis. 

Les analystes de la sécurité affirment que le JNIM, qui opère depuis des mois à moins de 50 km de Bamako, n’a actuellement ni l’intention ni la capacité militaire de s’emparer de la ville de 4 millions d’habitants qu’il a brièvement attaquée l’année dernière.

Une situation de forte contrainte à prendre en compte

Mais la stratégie du groupe, qui consiste à priver progressivement Bamako de carburant, à contraindre les écoles à fermer et à priver les entreprises d’électricité produite par des générateurs diesel, constitue le plus grave défi auquel sont confrontés les dirigeants militaires qui ont pris le pouvoir en 2021. (Eco-TransContinentsAfrica)

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