Les prévisions économiques de l’Afrique pour 2025 ont été revues à la baisse de 0,2 point par la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport sur les Perspectives économiques. A 3,9 %, c’est un meilleur rythme que les 3,3 % pour la même période de l’année dernière mais moins que ce qu’elle avait prévu. Explication : l’Afrique a reçu de plein fouet les chocs causés par les nouveaux tarifs commerciaux imposés par les États-Unis.
Une croissance plus contrainte
Etant le plus grand prêteur de développement d’Afrique avec 318 milliards de dollars de capital, la Banque africaine de développement (BAD) a également réduit ses prévisions de croissance initiales pour 2026 de 0,4 point de pourcentage à 4,0 %, citant la même incertitude des tarifs commerciaux.
"Depuis janvier 2025, le monde a connu des chocs supplémentaires, exacerbant un paysage macroéconomique mondial déjà complexe”, a-t-elle déclaré dans son rapport. Et de préciser : “Ces chocs comprennent une pléthore de nouveaux tarifs imposés par les États-Unis et des mesures de rétorsion annoncées et mises en œuvre par ses partenaires commerciaux”.
Les incertitudes assombrissent l’horizon
Les turbulences devraient freiner la demande mondiale en raison du ralentissement économique qui en résulte, freinant les exportations de l’Afrique vers le reste du monde, a poursuivi la BAD avant d’indiquer que “la fluidité de la situation et l'incertitude croissante signifient que l'impact sur la croissance dépendra de la décision de la pause de 90 jours des tarifs du "Jour de la Libération" annoncée par les États-Unis”.
"Bien que les États-Unis ne représentent que 5 % du commerce mondial annuel de l'Afrique, le continent a déjà été touché par une baisse des prix des produits de base et la réévaluation à la baisse des actifs financiers”, a ajouté la BAD pour justifier ses prévisions à la baisse.
Cela dit, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, la croissance prévue dans la région pour cette année sera soutenue par un taux de croissance de plus de 5 % dans 21 économies. Et la BAD de citer l’Éthiopie, le Niger, le Rwanda et le Sénégal, lesquels devraient afficher une croissance d’au moins 7 %. (Eco-TransContinentsAfrica)
