Construit sur le Nil bleu, le Grand Barrage de la Renaissance également appelé GERD a été présenté par le premier ministre éthiopien comme “une opportunité partagée” par les pays en aval. Et d’inviter les gouvernements et les peuples d'Egypte, du Soudan et de toutes les nations du bassin du Nil à se joindre à l'Ethiopie pour la célébration de l'inauguration de ce barrage.
Le souhait d’une croissance partagée
"Les Ethiopiens restent déterminés à faire en sorte que leur croissance ne se fasse pas au détriment de leurs frères et sœurs égyptiens et soudanais. Nous croyons au progrès partagé, à l'énergie partagée et à l'eau partagée", a assuré Abiy Ahmed. “Nous sommes disposés à nous engager dans des discussions constructives avec les pays en aval”, a-t-il ajouté.

Le Grand Barrage source de crispation avec les voisins
Il faut dire que depuis longtemps, il est source de tension entre l'Ethiopie et les pays situés en aval, à savoir le Soudan et l'Egypte qui craignent qu’il les empêche de profiter du Nil comme ils le souhaiteraint. Le Caire et Khartoum n’ont ainsi cessé de faire part de leurs inquiétudes quant aux conséquences potentielles sur leur sécurité hydrique.
De son côté, Addis-Abeba considèrant cet ouvrage comme un élément central de ses ambitions de développement et de sa quête d'un statut de pays à revenu moyen inférieur, n’a pas reculé dans son édification.
Avec une construction débutée en 2011, le GERD devrait avoir une capacité de production totale de 5.150 mégawatts. Selon la compagnie Ethiopian Electric Power, il devrait produire 15.760 GWh d'électricité par an. (Eco-TransContinentsAfrica)
