Noufissa Kessar est devenue depuis le 16 janvier la première femme à diriger Al-Mada, conglomérat stratégique et pilier de l’économie marocaine et panafricaine à travers ses participations dans les mines, l’agroalimentaire, les banques, l’aéronautique, l’énergie, etc.
D’abord un parcours brillant en Suisse
C’est en Suisse où elle a fait ses études à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne qu’elle a débuté sa carrière en l’occurrence chez Nestlé où elle est intégrée comme ingénieur-cadre à la direction à Vevey.
Dans les années 1990 quand elle retourne au Maroc, elle rejoint la Banque Commerciale du Maroc qui va devenir Attijariwafa Bank en 2004. Formée auprès d’Abdelaziz Alami, elle contribue à la création d’Attijari Finances Corp, la première banque d’affaires au Maroc dont elle devient responsable de 2008 à 2012 avant d’en être la directrice exécutive.
Un retour au Maroc et une mise en orbite progressive dans le groupe royal
C’est à partir de 2014-2015 qu’elle intègre la Société Nationale d’Investissement devenue Al Mada en 2018 comme directrice exécutive puis Directrice Générale Adjointe pendant une décennie. Elle y pilote de nombreux projets stratégiques et contribue à la transformation du groupe.
Parallèlement, elle est présente dans plusieurs conseils d’administration notamment ceux de Managem, Royal Air Maroc, Sopriam, Optorg, Omnium de Gestion Marocain, etc. Décrite comme discrète, rigoureuse et formée dans l’excellence, elle bénéficie d’une expertise reconnue en finance, stratégie et gouvernance.
Un symbole fort pour le management féminin marocain
Dans le sillage d’une dynamique amorcée à l’arrivée de Hassan Ouriagli en 2014 à la tête de ce qui était à l'époque la SNI où celui-ci avait fait appel, en même temps que Noufissar Kessar, à Nadia Fassi-Fehri comme PDG d'Inwi, sa nomination symbolise à la fois une continuité stratégique et une avancée majeure pour les femmes dans le leadership économique du royaume chérifien et ce, dans des domaines où l’innovation va faire la différence tels que les batteries électriques, l’hydrogène vert, entre autres secteurs d’avenir. (Eco-TransContinentsAfrica)
