Il l’avait annoncé au début du mois d’août. Le groupe sud-africain Nedbank se sépare bien de sa participation au sein d’Ecobank. Contre la somme de 100 millions de dollars, il cède ses 21,2 % de parts au véhicule d'investissement privé du financier Alain Nkontchou.
Une volonté de recentrage sur l’Afrique australe de Nedbank
Les raisons invoquées par Nedbank sont liées aux incertitudes réglementaires, aux exigences de fonds propres potentiellement plus élevées et des plans visant à se concentrer sur l'Afrique australe et orientale.

Il faut dire que depuis que Nedbank a acheté sa participation à Ecobank en 2014 les opérations d'Ecobank en Afrique centrale et occidentale ont été exposées à certaines économies soumises à des fluctuations de change défavorables depuis que Nedbank a acheté la participation en 2014.

Au regard des déclarations faites par Nedbank le jour de l’Assomption, la cession devrait être finalisée au quatrième trimestre de cette année étant entendu que le processus a été enclenché par la signature de l’accord de vente et d’achat deux jours avant. Des éléments d’ordre réglementaire sont cependant encore à régler mais ne remettent aucunement en question l’accord déjà conclu.
Un départ qui n'influe pas sur la croissance d’Ecobank
En attendant que l’opération soit entièrement bouclée, il a été nécessaire de préciser aux observateurs le lien de cause à effet qu’il pourrait y avoir entre le retrait de Nedbank et l’avenir d’Ecobank. Ainsi, Jeremy Awori, PDG de la banque panafricaine a -t-il jugé nécessaire de confier à Reuters que la décision de Nedbank de se désinvestir n'avait rien à voir avec les performances d'Ecobank.
Mieux, elle n'affecterait pas ses plans de croissance à long terme.
“Cette transition ouvre la porte à un nouvel actionnaire et à de nouveaux membres du conseil d'administration qui peuvent potentiellement apporter de nouvelles perspectives et soutenir notre stratégie”, a-t-il jugé utile d’ajouter. (Eco-TransContinentsAfrica)
