Les financements du secteur extractif africain s'accélèrent

AUBAINE. À quelques mois de la Semaine africaine des mines prévue du 1er au 3 octobre à Cape Town, les institutions financières internationales s’impliquent de plus en plus.

Les financements du secteur extractif africain s'accélèrent

Des acteurs majeurs comme la Société Financière Internationale (IFC), la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) – intensifient leurs investissements dans les projets miniers à travers le continent. C’est le constat qu’il y a lieu de faire alors que la Semaine africaine des mines pointe à l’horizon.

Une implication plus forte des pays dans les institutions

Dernièrement, l’Angola est devenu actionnaire souverain de la Africa Finance Corporation (AFC) à travers un investissement de 184,8 millions de dollars. Cette participation vient s’ajouter à plus d’un milliard de dollars déjà mobilisés auprès de l’AFC, notamment pour financer le corridor de Lobito, un projet logistique stratégique reliant l’Angola, la Zambie et la RDC.

Par ailleurs, plusieurs pays africains ont récemment renforcé leur intégration aux circuits financiers internationaux. En mai, l’Algérie a rejoint la Nouvelle Banque de développement (NDB) des BRICS, tandis que le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigéria ont été désignés comme bénéficiaires des financements de la BERD.

L’édition 2025 de la Semaine Africaine des Mines mettra en lumière ces dynamiques à travers un panel intitulé “La perspective des investisseurs – Financer l’industrialisation minérale de l’Afrique”, réunissant bailleurs de fonds, gouvernements et entreprises.

En tout cas, elle s’annonce comme une plateforme stratégique pour catalyser ces initiatives et favoriser de nouveaux partenariats entre décideurs africains et investisseurs mondiaux, afin d’accélérer le développement durable du secteur minier sur le continent. (Eco-TransContinentsAfrica)

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