Quatre jours durant en ce début de décembre, du 8 au 11, le Salon des marchés touristiques africains (SMTA) a été un espace de rencontres et d’échanges. Et pour en mesurer la portée souhaitée, il n’y a qu’à regarder le profil des invités d'honneur : la Chine, le Maroc, le Gabon, la Gambie, la Slovénie et la Turquie. Le signe d’une volonté d’enracinement panafricain et d’ouverture à l’international.

Au programme : des expositions de produits touristiques mondiaux, des animations culturelles, des conférences, des panels et tables rondes, des dégustations de plats africains, un forum sur le tourisme halal et des rencontres professionnelles.
Le constat d’un potentiel énorme
Parti du constat comme quoi l’activité touristique à travers l’Afrique devenait de plus en plus dynamique, Amadou Ba, ministre sénégalais de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, a exprimé sa fierté d’un chemin vers une période de “renouveau sur le continent".
“Riche de ses patrimoines naturels et culturels, l’Afrique dispose de potentialités incomparables pour développer un tourisme diversifié et durable capable de répondre aux attentes les plus variées des visiteurs”, a-t-il poursuivi.
Mais la nécessité de transformer ce potentiel s’impose
"Mais ce dynamisme ne saurait être vraiment profitable à nos économies que si le développement du tourisme est le fruit d'une stratégie mûrement pensée par des acteurs conscients des réalités africaines", a-t-il cependant relevé.

"Il est donc temps, au-delà des formes classiques portant sur des stratégies comme le balnéaire, que notre continent renforce la structuration de son offre autour de ses patrimoines et travaille sur le renforcement de la marque Afrique en matière de tourisme", a conclu Amadou Ba.
Une manière d’appeler à changer de paradigme dans l’approche même que les Africains ont du tourisme et de la manière dont on peut en tirer le maximum de valeur. (Eco-TransContinentsAfrica)
