L’accord particulièrement stratégique signé par Braïma Luis Soares-Cassama, Vice-Président de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), et Jacques Migan pour le Haut-Commissaire à la Prévention de la Corruption du Bénin,par vise à intensifier la lutte contre la corruption, la fraude et la délinquance économique et financière. Son intérêt est qu’il est valable non seulement au Bénin, mais aussi dans l’ensemble de l’espace UEMOA.
En quoi consiste cet accord ?
Ce partenariat entre ces deux institutions va permettre de mutualiser les ressources, les moyens et les compétences qui y sont disponibles. “Il vise aussi à renforcer les efforts pour une gouvernance accrue et une meilleure transparence dans la région”, indique-t-on du coté de la BOAD.
Grâce à cet accord, les deux Institutions vont définir un cadre de coopération précis dédié à la prévention, la détection, et la répression de la corruption et des infractions assimilées, en parfaite conformité avec les législations nationales et les conventions internationales.
De fait, la BOAD et le HCPC du Bénin s’engagent à collaborer étroitement et proactivement. Elles prévoient des consultations régulières et une exécution rigoureuse de leurs responsabilités pour assurer un impact maximal.
Satisfecit pour la BOAD déjà engagée avec d’autres institutions
“En signant cette convention, nous posons un jalon important dans la force de la coopération. Nous réaffirmons notre engagement à œuvrer avec le HCPC contre ce fléau commun, avec détermination et dans l’esprit d’un partenariat exemplaire”, a indiqué le Vice-Président de la Banque Ouest Africaine de Développement.
Si cet accord est salué autant par la BOAD que par le HCPC du Bénin, il n’est pas le premier partenariat stratégique de la BOAD dans la région mais le huitième après ceux établis avec l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), au Sénégal, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), au Togo, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), en Côte d’Ivoire, l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) du Burkina Faso, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) et l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI) au Mali, enfin la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) de la Guinée-Bissau.
Il s’inscrit dans une démarche globale de renforcement des capacités régionales pour prévenir, détecter et combattre efficacement la corruption transfrontalière dans une logique de réseau à même de construire un environnement économique plus sain et plus juste en Afrique de l’Ouest. (Eco-TransContinentsAfrica)
