Mali : la pression monte avec la compagnie maritime MSC qui suspend ses services

COUP. C’est en raison du blocus de Bamako par des terroristes du JNIM, groupe lié à Al-Qaïda que la compagnie de transport suisse a déclaré qu’elle n’acceptait plus de réservations pour le Mali.

Mali : la pression monte avec la compagnie maritime MSC qui suspend ses services

Le premier coup de semonce a été donné par la compagnie maritime française CMA-CGM qui est revenue sur sa décision de suspendre les livraisons. Le second est venu de la compagnie maritime suisse MSC qui, elle, a maintenu sa décision.  

MSC refuse de courir le risque créé par les djihadistes

"En raison de problèmes opérationnels majeurs causés par des problèmes de sécurité et une pénurie de carburant, le transport routier de marchandises à destination du Mali est temporairement suspendu jusqu’à nouvel ordre”, a en effet déclaré Mediterranean Shipping Company (MSC) dans un communiqué publié sur son site Web.

La raison est simple : le blocus de deux mois du carburant dans ce pays d’Afrique de l’Ouest enclavé par le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a pratiquement paralysé la capitale Bamako dont les accès sont devenus dangereux et difficiles. Il faut dire que les terroristes islamistes ont accéléré les attaques contre des convois de pétroliers tentant d’atteindre la capitale malienne mettant la pression et sur les logisticiens chargés de l’approvisionner et sur le gouvernement dirigé par les militaires depuis le coup d’Etat de 2022. 

Une approche différente de celle de CMA CGM

Si MSC a maintenu sa suspension, ce n’est pas le cas de la compagnie maritime française CMA CGM qui avait déclaré le même jour, c’est à dire jeudi, que son transport terrestre avait été “fortement impacté en termes de temps de transit et de coûts” en raison des problèmes de carburant et de sécurité du Mali. Elle a en effet annulé sa décision de suspendre les expéditions de fret après avoir rencontré des responsables du ministère malien des transports.

Conséquence : à l’instar des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et de la France, de nombreux pays ont conseillé à leurs citoyens de quitter le Mali. Un signe patent que la situation à Bamako est désormais perçue comme à très haut risque. (Eco-TransContinentsAfrica)

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