Preuve de l’importance stratégique du chantier, c’est le roi du Maroc en personne qui a donné ce jeudi 24 avril son feu vert au plan d'expansion ferroviaire de 96 milliards de dirhams, soit 10,3 milliards de dollars, que le royaume entend concrétiser d’ici 2030. 2030, cette date n’est pas fortuite puisque le Maroc s’est mis résolument sur l’orbite de l'organisation de la Coupe du monde de football en 2030, conjointement avec l'Espagne et le Portugal. Objectif : profiter de cette opportunité pour développer l’industrie ferroviaire naissante du royaume.
Une LGV qui va faire la différence
La nouvelle ligne à grande vitesse, d'une valeur de 53 milliards de dirhams, partira de Kénitra, sur la côte atlantique, et s'étendra sur 430 kilomètres vers le sud jusqu'à Marrakech, desservant Rabat et Casablanca en cours de route.
Conçue pour une vitesse de 350 kilomètres par heure, la ligne réduira le trajet entre Marrakech et Tanger de deux heures, à 2 heures et 40 minutes, tandis que le temps de voyage entre Rabat et l'aéroport principal de Casablanca sera réduit à 35 minutes.
29 milliards de dirhams pour l’achat de trains
L'ONCF, l'opérateur ferroviaire public marocain, a annoncé en février qu'il avait signé des accords pour acheter 168 trains à la France, à l'Espagne et à la Corée du Sud pour un montant de 29 milliards de dirhams.

L'entreprise française Alstom fournira à l'ONCF des trains à grande vitesse à deux étages Avelia Horizon qui peuvent transporter 640 passagers et rouler à une vitesse de 320 kilomètres par heure.
Les autres trains sont principalement des trains interurbains et urbains, l'ONCF prévoyant de doubler le nombre de villes qu'il dessert pour atteindre 43, couvrant ainsi 87 % de la population marocaine d'ici 2040. (Eco-TransContinentsAfrica)
