C’est par un avis envoyé au gouvernement mozambicain ce 24 octobre que TotalEnergies et ses partenaires ont informé de leur retour pour la poursuite du projet de GNL de 20 milliards de dollars dans le Cabo Delgado. Le géant de l’énergie a toutefois déclaré que celui-ci ne serait relancé qu'une fois que le gouvernement aura approuvé un budget et un calendrier mis à jour. “Avant de relancer pleinement le projet, le conseil des ministres du Mozambique doit approuver un addendum au plan de développement”, a-t-il indiqué. P
Pour rappeler, TotalEnergies, opérateur et principal actionnaire du projet, prévoit que le projet de 13 millions de tonnes par an sera mis en service en 2029, soit environ cinq ans plus tard que prévu initialement.
Des coûts augmentés pour le projet, une nouvelle répartition à organiser
"Cette condition s’explique aisément par le fait les coûts liés à la sécurité et à l'arrêt de quatre ans ont ajouté au moins 4 milliards de dollars au prix de 20 milliards de dollars du projet,” a déclaré l'actionnaire indien Bharat Petroleum. Du coup, les actionnaires ont entamé des négociations avec le gouvernement mozambicain pour décider de la répartition des coûts supplémentaires.
"Des contrats ont été conclus pour vendre près de 90 % de la production future du projet avec des acheteurs à long terme, notamment le chinois CNOOC, le français EDF et le britannique Shell. Une partie du gaz est réservée à la société énergétique publique mozambicaine ENH”, a indiqué TotalEnergies.
La question de la gestion du risque posée
Cette indication est d’autant plus importante que les découvertes majeures de gaz offshore ont attiré les investisseurs au Mozambique. Ainsi de sociétés telles que l'italienne ENI et le géant américain ExxonMobi. Cela dit, la reprise du projet ne manquera pas d’attirer l'attention sur la question de savoir si le Mozambique peut assurer la stabilité politique et la sécurité nécessaires pour exploiter ces réserves.
Quid de l’avancée du projet ?
A ce niveau, il convient d’être éclairé sur le point où en est le projet. Connu sous le nom de Mozambique LNG, il est achevé à 40 %. Pour ce qui est des travaux restants, il est prévu qu’ils se déroulent en “mode confinement”. “Les travailleurs ne seront autorisés à entrer par voie aérienne ou maritime que pour des raisons de sécurité”, avait déclaré TotalEnergies lors d'une journée des investisseurs le 29 septembre dernier.
Pour rappel, Mozambique LNG est détenu par TotalEnergies (26,5 %), le japonais Mitsui (20 %), ENH (15 %), Bharat Petroleum (10 %), Oil India (10 %), ONGC Videsh (10 %) et le thaïlandais PTTEP (8,5 %). (Eco-TransContinentsAfrica)
