C’est une performance remarquable que vient de réaliser la commission en charge de la lutte contre la corruption au Nigeria. Selon les médias locaux, jamais cette instance publique n’avait atteint ce niveau depuis sa création il y a plus de deux décennies.
Une grande diversité de secteurs concernée
Selon la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), qui enquête sur les affaires de corruption au Nigeria, une partie de l’argent récupéré a été réinvestie dans des projets gouvernementaux, notant que les 500 millions de dollars récupérés sont l’équivalent des pertes dues à la corruption en 2022.
Outre les fonds récupérés, l’EFCC précise avoir également saisi 931.052 tonnes de produits pétroliers, 975 biens immobiliers et des actions de sociétés. D’après la Commission, les affaires de cybercriminalité ont été à l’origine de la majorité des 3.455 condamnations enregistrées au cours de cette période.
Pays le plus peuplé d’Afrique, le Nigeria a érigé la lutte contre la corruption en une priorité majeure ces dernières années. Celle-ci a des conséquences néfastes sur le tissu économique et entraîne des pertes financières dont pâtissent les autorités publiques. Selon l'Indice de perception de la corruption 2024 de Transparency International, le Nigéria a obtenu un score de 26 sur une échelle allant de 0 (“très corrompu”) à 100 (“très intègre”, ce qui le classe au 140e rang sur les 180 pays retenus de l'Indice. Précision : le pays classé premier est perçu comme ayant le secteur public le plus honnête. (Eco-TransContinentsAfrica)
