Orange : les exportations du Maroc ont bondi de 38 %

PERFORMANCE. Au niveau de 84 600 tonnes pour une valeur de 61 millions de dollars, la filière Orange du Maroc illustre une deuxième année consécutive de croissance avec la campagne 2024-2025.

Orange : les exportations du Maroc ont bondi de 38 %

Le Royaume chérifien continue de tenir son rang dans le domaine des agrumes où il occupe la troisième place au niveau des exportateurs africains. Derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte sur l’ensemble de la filière des agrumes, il voit son orange se hisser au deuxième rang des fruits exportés de la filière après la mandarine. Comment peut-on expliquer cette performance ? 

Les raisons de l’embellie de la filière

Deux éléments ont concouru à cette situation positive : 

- d’abord, le maintien d’une demande soutenue sur les marchés traditionnels que sont le Canada (+65 % de hausse des expéditions), le Royaume-Uni (x7), l’Arabie Saoudite (x5), l’Espagne (x3). A part les Etats-Unis où une baisse a été enregistrée, les expéditions ont été en hausse vers 9 des 10 principales destinations.

- ensuite, un fort soutien de l’Etat qui a institué en mai 2025 un nouveau mécanisme d’appui à l’export avec une prime de 1 000 dirhams, près de 108 dollars par tonne vers l’Union européenne, le Royaume-Uni et certains pays africains. Ce mécanisme est d’ailleurs applicable jusqu’en 2028.

Qu’en est-il pour la campagne en cours 2025-2026 ? 

En raison de la sécheresse qui a persisté jusqu’à la fin du mois de décembre et la pénurie d’eau qui a limité la production, les prévisions, en l’occurrence du Département américain de l’Agriculture, tablent sur une stagnation des volumes exportés. Ceux-ci devraient être au niveau d’environ 85 000 tonnes.

Au-delà de cette explication liée à la météorologie, il y a la situation du marché où la concurrence autour du prix se joue à partir de plusieurs facteurs. Sur la filière de l’orange, le Maroc subit la forte concurrence de l’Égypte qui profite de ses prix bas grâce à un taux de change favorable mais aussi et de la Turquie  qui bénéficie de coûts de production inférieurs. 

Autant d’éléments qui montrent que les défis ne manquent pas pour une relance progressive et continue de la filière. (Eco-TransContinentsAfrica)

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