Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pétrole et le gaz ne tarderont pas d’impacter l’économie sénégalaise. En effet, et ce dès cette année, l’exploitation à plein régime de ces ressources naturelles devrait se voir sur les chiffres de performance. A plus de 8 % de croissance du PIB en 2025, on pourra déjà noter une accélération notable au regard des 6,1 % enregistrés en 2024, et au plus 4,3 % en 2023.
Une croissance répartie sur plusieurs secteurs
Le secteur tertiaire a poursuivi sa progression modérée, + 3,5 %, tandis que le secteur primaire a connu une contraction, - 3,0 % en 2024, pénalisée par des inondations et des sécheresses.
Une reprise agricole est néanmoins attendue en 2025, avec une croissance projetée à plus 7,2 % pour le secteur primaire.
Un ralentissement de l’inflation
Sur le front des prix, le rapport note un net ralentissement de l'inflation, qui est retombé à 0,8 % en 2024, contre 5,9 % un an plus tôt, grâce à une baisse des prix des produits locaux. Moins 1,1 %.
L'inflation devrait rester modérée en 2025 autour de 1 %.
Des finances publiques sous tension
Des points positifs donc mais qu’il faut modérer au regard de la pression exercée sur les finances publiques.
Il convient de retenir que le déficit budgétaire a atteint 13,4 % du produit intérieur brut en 2024, avant de refluer à 7,8 % en 2025, selon la loi de finances rectificative.
Quant à la dette publique, bien qu'en légère baisse, elle demeure élevée à 118,3 % du PIB en 2024, contre une projection de 117,5 % pour 2025. (Eco-TransContinentsAfrica)
