L’information est donnée par l’Observatoire national de l’agriculture. Pour la période courant de novembre 2024 à juin 2025, la Tunisie a vu ses exportations d’huile atteindre les 224.000 tonnes, un niveau largement plus élevé que les 165 200 tonnes pour la même période de la campagne précédente. Surprise : les recettes générées sont en baisse.
Volume en hausse, recettes en baisse
En effet, selon l'Observatoire national de l'agriculture, organisme rattaché au ministère de l'Agriculture, la valeur des exportations s'’est élevée à seulement 3,030 milliards de dinars, soit environ 1,044 milliard de dollars, contre 4,391 milliards de dinars, soit 1,514 milliard de dollars pour la même période de l'année précédente.
Cette baisse s'expliquerait en partie par le recul de 1,49 % du prix à l'exportation de l'huile d'olive en juin dernier, celui-ci s'établissant autour de 6,137 dollars le kilogramme.
Un coup dur pour un secteur stratégique
L'huile d'olive joue un rôle clé dans l'économie tunisienne : elle représente 50 % des exportations agricoles et 5,5 % des exportations totales du pays, constituant ainsi la cinquième source de devises étrangères.
Pour mieux en comprendre l’importance, il faut savoir que la Tunisie compte plus de 100 millions d'oliviers répartis sur une superficie estimée à environ 2 millions d'hectares. Cela la place au quatrième rang mondial pour le nombre d'oliviers et au deuxième rang en termes de superficie cultivée en oliviers.
En termes de marché, l’Europe demeure le principal débouché pour l'huile d'olive tunisienne. Elle absorbe en effet 57,1 % du total des exportations, suivi par l'Amérique du Nord (27,9 %) et l'Afrique (9,6 %). (Eco-TransContinentsAfrica)
